Réaction du poète pour le Japon

Désastre sur notre planète 

Le 11 mars 2011 au Japon

 

Que sommes-nous ? De simples êtres vivants

Avec nos joies, nos peines, nos tourments.

Nos nuits, nos jours glissent  doucement.

Le temps passe paisiblement de l’hiver à l’été,

Notre vie s’écoule dans un espace de sérénité.

Personne n’ose penser à une autre destinée.

 

Est-ce que le ciel va nous tomber sur la tête ?

Est-ce que la mer va recouvrir la planète ?

La terre va t’elle s’ouvrir comme une fenêtre ?

Notre monde va-t'il  subir un désastre majeur,

Jusqu’ à que  cessent de battre nos cœurs ?

Quel sera notre futur, en avons-nous peur ?

 

Un beau matin, pareil à tant d’autres, banal,

Une chose horrible déchire notre sol ancestral,

Un grondement sourd, un tremblement animal,

Il soulève les ponts, les maisons, les montagnes,

Le cœur des villes, la douceur des campagnes,

Tout s’écroule, même nos châteaux  en Espagne.

 

C’est la vengeance des dieux, contre l’humanité,

La destruction s’opère, inexorable, éhontée,

Dans un bruit effroyable, la vie meurt,  asphyxiée…

Une poussière immonde envahit notre espace,

Sans pitié pour les bêtes, la nature, les races,

Tout sombre, tout se tord… notre bonheur  se casse.

 

Au comble de l’horreur, s’ajoute un second drame,

Un mur d’eau, une vague impitoyable sans âme,

Gigantesque  comme un gratte-ciel en flamme,

Surgie du fond des abysses, s’abat avec force et rage

Sur des débris, fantômes encore debout dans ce paysage.

C’est la fin du monde qui emporte tout sur son passage.

 

Dans cet univers, écrasé, noyé, le feu achève le travail.

La puissance de l’homme a enfermé dans ses murailles

L’énergie nucléaire qui explose entre ses brûlantes tenailles.

Le peuple survivant tremble maintenant devant cette terreur.

Devant la pire des choses, il va essayer de fuir ailleurs…

Mais où ? Le danger menace les hommes, les oiseaux, les fleurs…

 

Epilogue

L’impensable a eu lieu, loin de nos régions, de nos demeures,

Mais peu importe l’endroit, les hommes face à ce grand malheur

Subissent courageusement leurs souffrances, leurs douleurs.

Grâce au dévouement de tous, grâce à l’aide de peuples amis,

Des vies humaines sont sauvées, abritées, soignées, recueillies.

Même si rien ne s’oublie, il reviendra le temps du bonheur reconstruit.

 

JANCOR- le 13-03-2011

poésies

Commentaires (2)

1. Marie Rose SEURIN (site web) 13/07/2011

Ma petite Jeannette,
Comme le ciel qui nous tombe sur la tête ta vision d'horreur sur notre planète peut faire peur à tous ceux qui ont quelque chose entre les oreilles.
Hélas, c'est arrivé, loin mais la prochaine catastrophe est peut être pour nous, car quoiqu'ils en disent toutes les conditions sont réunies pour que ça pète.
Je pense à nos petits-enfants, que va-t-on leur laisser de ce siècle mis à part ces menaces.
Marilug

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