3 poésies

 

Havre de couleur

Villanelle

 

Dans un havre de couleurs

Notre planète s’éveille.

La vie s’habille de fleurs.

 

Ils butinent avec ardeur,

Le Papillon et  l’abeille,

Dans un havre de couleurs.

 

Loin de son nid protecteur

L’oiseau chante sous la treille.

La vie s’habille de fleurs.

 

L’artiste compositeur

Enlumine  ses oreilles

Dans un havre de couleurs.

 

Les amants de tout leur cœur

S’étreignent dans leurs corbeilles.

La vie s’habille de fleurs.

 

Les enfants chantent en chœur,

Rêvant à monts et merveilles.

Dans un havre de couleurs

La vie s’habille de fleurs.

 

Jeanne Corbin

2017

 

Eruption

Triolet en octosyllabes

 

Mon pinceau vise les étoiles

Volcanisant mille couleurs

Qui vont carboniser ma toile.

Mon pinceau vise les étoiles.

Ravie, ma muse se dévoile

Jetant des larmes de bonheur.

Mon pinceau vise les étoiles

Volcanisant mille couleurs.

 

Incendiée, ma palette pleure

Sa lave brule de désir

Afin que ma passion demeure

Incendiée, ma palette pleure

Apprivoisée, heure après heure

Elle me soumet son élixir

Incendiée, ma palette pleure

Sa lave brule de désir

 

Déjà flamboyante, mon œuvre

Se dresse sur mon chevalet.

Yeux de braise de la couleuvre

Déjà flamboyante, mon œuvre

Qui sera peut-être un chef-d’œuvre

Stigmatise ce chaud bouquet.

Déjà flamboyante, mon œuvre

Se dresse sur mon chevalet.

 

Jeanne Corbin

Fin janvier 2017

 

Rodéo et jupette

Ou les Amants Bicornes

Poésie humoristique  libre

 

Autrefois vivait dans un pré

Un fier animal, Rodéo bicorne.

Il gambadait dans l’automne

Auprès d’un buisson doré.

 

Au milieu des herbes vertes

Notre taureau aux yeux de velours

En broutant scrutait les alentours

Quand il aperçut la belle jupette.

 

Il partit alors au grand galop

Vers sa future vachette

Elle l’accueilli dans les fleurettes

L’amour envahit nos deux héros.

 

Ils goutèrent un vrai bonheur.

L’hiver avait pris des vacances.

Ils profitèrent sans insouciance

De la saison et de ses senteurs.

 

Mais un jour, ce fut la tragédie.

Le gardian muni d’un grand bâton

Fit grimper notre hidalgo dans un camion.

L’emmenant loin de sa prairie.

 

On le débarqua dans une rouge arène

Pour l’entrainer comme un gladiateur.

Lutte sans foi ni loi, combat sans cœur.

Mais Rodéo refusa de mourir en scène.

 

Une seule idée germait dans son esprit,

Rejoindre sa tendre bien-aimée

Qui meuglait près du buisson, éplorée,

Espérant le retour de son cher ami.

 

Un soir, la lune complice s‘est cachée.

Contournant les murs et les maisons,

Rodéo prestement s’évada de sa prison,

Tête baissée, dans une course effrénée.

 

Au petit matin il retrouva sa Jupette.

Avec tendresse, Il essuya ses larmes.

Le buisson doré retrouva ses charmes.

Unies, flore et faune lui firent fête.

 

Gardant le meilleur, gommant le pire…

Ils prénommèrent leur bébé, Shakespeare !

 

Jeanne Corbin

5 Décembre 2016

 

 

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